MARDI 11 FÉVRIER, 17h30
Utopia-Bordeaux

UN DIPTYQUE DOCUMENTAIRE
Projeté pour la première fois à Bordeaux
Une partie de nous s’est endormie (2014, 46 min) de Marie Moreau
Grand Prix Festival dei Popoli – Florence 2014, Sélection au Festival du réel 2015
« Je cherche mon identité. Vous l’avez-vue ? » Djilali, ancien détenu de longue durée, marche dans des ruelles à l’obscurité protectrice. Parfois l’architecture avignonnaise semble figurer son intériorité, son passé sombre et voyageur, comme rabougri en lui. Derrière lui, Marie Moreau est bien plus qu’une documentariste : à l’évidence, la richesse d’échanges prolongés a nourri cette déambulation. (…) Dans ce film parlé-marché, le récit de rêve, le travelling d’accompagnement et l’autobiographie peut-être fictionnée fusionnent en un projet partagé : « T’as combien de moments ? Combien il te faut de moments pour faire un film ? » s’enquiert Djilali. Le montage épouse par sa forme une coulée onirique indissociable des états provoqués autrefois par la drogue et aujourd’hui par une ahurissante « camisole psychique ». (Charlotte Garson)
Soleil Sombre (2017, 41 min) de Marie Moreau
Un jour, Djilali est incarcéré. Il laisse seule sa femme, Paulette. Il espère qu’elle ne « sombrira » pas dans la déchéance. Leur histoire d’amour est tendre comme une lumière vive qui vibre dans la misère. « Soleil sombre » traverse ce long temps d’absence de Djilali auprès de Paulette.

MARIE MOREAU est artiste et réalisatrice. Elle est l’auteure de performances, d’installations vidéo et de films documentaires, notamment « Itinérer » (2009) et « Les Zones Analogues » (2010). Les deux volets du diptyque, sélectionnés au Festival Cinéma du réel respectivement en 2015 et 2017, sont projetés ensemble à Bordeaux pour la première fois.
Marie Moreau co-fonde la société́ de production Les Films Cabanes (France, Grenoble) en 2014. Elle est à l’origine de l’association ex.C.es en 2007. Elle intervient régulièrement à l’Ecole d’Art de Grenoble depuis 2007. Ses réalisations questionnent le vivre-ensemble et la transmission d’expériences oubliées, mais lèvent aussi les questions de l’errance, des non-lieux, des terrains vagues et d’autres espaces possibles, oubliés, caché, exclus. Par la création de dispositifs conviviaux, elle engage les protagonistes vers un commun esthétique.
